"Vox
clamantis in deserto" |
![]() lecture à la fontaine de la Sourate 18, psalmodiée par Mohamed Loueslati, Imam de la prison de Rennes |
![]() le pardon breton dans toute sa tradition, avec messe |
![]() Islam et tradition au pardon des Sept-Saints |
![]() A l'occasion de la sortie en France du film " Des hommes et des dieux" ![]() |
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Interview de
l'évêque
de
Laghouat-Ghardaïa, au journal suisse de Fribourg "LA LIBERTE" 7
juillet 2009
"Nous
ne sommes pas des jusqu'auboutistes de la vérité"
par Mgr Claude RAULT (*) voir aussi page du site ADS du 2 juin 2009 sur Tibéhirine maintenant Mgr Rault fut, en 1979, avec (+) Frère Christian de Chergé, un des membres fondateurs du groupe dénommé « Ribât es-Salâm » (le lien de la paix) |
Le
testament de Tibhirine
Un documentaire de Emmanuel Audrain Produit par Gilles Padovani. Mille et Une. films Au moment du dixième anniversaire de la mort des sept moines, le film explore les raisons pour lesquelles ces hommes sont restés, aux côtés de leurs voisins du village de Tibhirine. En restant, les moines rejoignaient cette résistance quotidienne que l'ensemble du peuple algérien, opposait à la terreur. Ils espéraient, comme ce fut le cas, lors de cette nuit du 24 décembre 1993, où un Groupe armé pénétra au monastère, qu’une attitude non-violente, pourrait désarmer la violence. Dans leur jeunesse, plusieurs d’entre eux avaient participé, dans le cadre de leur service militaire, à une Guerre d’Algérie qui les avait marqués. Ce film raconte l’attachement profond de cette dizaine d’hommes pour ce pays. A Tibhirine, en vivant d’une exploitation maraîchère, travaillée avec quatre jeunes voisins - leurs « associés » - ils écrivaient une nouvelle page de cette histoire commune. L’islam… Certains moines en ont une grande connaissance et un profond respect. Ils ont même prêté une salle du monastère qui est devenue, mosquée pour le voisinage ; chaque jour, les cloches cohabitaient avec l’appel du muezzin. Dans son testament qu’il avait confié à sa famille, Christian, le prieur de la communauté, affirme sa confiance pour ce peuple qu’il aime, son estime pour l’Islam et pardonne à l’avance à son meurtrier. En s’appuyant sur ce testament et sur le Journal que tenait l’un des moines, ce film redonne la parole à ces « justes ». Ils sont morts, mais leur « pensée » - nourrie de leurs vies de religieux - reste d’une étonnante actualité. Par rapport aux relations nord-sud. Par rapport à notre monde, malade de la violence. Par rapport à la rencontre de « l’autre », différent… Cette pensée, ces choix « citoyens », vécus anonymement à Tibhirine, ils les ont signés de leurs vies. |
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L’édition en DVD
comprend le Film 52’ Prix Armen, Prix CMCA « Mémoire de la Méditérannée » Et les Suppléments ou Bonus 55’ avec Bruno Frappat : Journaliste. Lecture du « testament » sur des images de Tibhirine Pierre Lafitte : « Frère des frères » vivant à Alger. L’Islam. Le Pardon Rachid et Annick Bouzit : Un jeune « beur », à Tibhirine… « C’est ça la classe ! » Henri Teissier : Evêque d’Alger pendant la décennie 92/2002. Le risque et l’engagement Jacques Julliard : Journaliste. Chrétiens - Musulmans, quelle réciprocité. Religion et liberté Jean-Marie Muller : Ecrivain. La démarche spirituelle de non-violence John Kiser : Ecrivain. Hypothèses à propos de la mort des moines Tibhirine, les voisins : ‘ Merci, à « nos » moines ’. L’avenir… Prix du DVD "le
testament de Tibhirine" : 28 €uros TTC
legoutdularge.groix
(at/arobase)wanadoofr |
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Interview de
Mgr Rault donnée sur les antennes de RCF Gap le 2 juillet 2009 Pour écouter Mgr Rault, cliquez sur l'image (durée 11mn) |
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Pardon des 7 Saints Dormants d'Ephèse 2009 55ème pélerinage islamo-chrétien présidé par Mgr Rault les 25- 26 juillet 2009 ![]() 22420 Vieux Marché - Cotes d'Armor - ****** " Pour connaitre l'autre, il ne faut pas l'annexer mais devenir son hôte" (Louis Massignon) |
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"Les
Mercredi de Kerguénec" "Désert, ma cathédrale" Témoignage d’un évêque chez les Musulmans par Mgr Rault, évêque du Sahara LUNDI 27 JUILLET de 21h à 23 h ********** diocèse de Nantes Kerguénec 44350 - Saint-Molf Tél. 02 40 24 91 55 site internet http://www.kerguenec.net |
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Nicolas Sarkozy veut « la vérité » sur la mort des moines de Tibhirine Le président français souhaite briser les secrets qui entourent, en France et en Algérie, les circonstances de la mort des moines de Tibhirine, en 1996 Nicolas Sarkozy a pris mardi 7 juillet le risque de créer un nouveau malaise entre la France et l’Algérie, en réclamant « la vérité » sur la mort en 1996 des sept moines trappistes de Tibhirine. « Les relations entre les grands pays s’établissent sur la vérité et non pas sur le mensonge », a déclaré le président français. « Naturellement, je lèverai le secret- défense sur tout document que nous demandera la justice. Il n’y a pas d’autres façons de faire la vérité. » Le chef de l’État a ainsi réagi au témoignage du général François Buchwalter, ancien attaché de défense français à Alger, qui affirme que les moines auraient été tués peu après leur enlèvement par des tirs depuis des hélicoptères militaires algériens. Dans ses propos tenus devant le juge d’instruction Marc Trevidic, chargé de l’enquête, le général Buchwalter avait accusé Alger et Paris d’avoir étouffé ces informations. En France, la levée du secret-défense dépend d’une autorité administrative indépendante, la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui rend un avis que le président peut décider de suivre ou non. Dans une autre affaire, la Commission avait ainsi émis mardi un avis défavorable à la déclassification de 14 documents de l’Élysée concernant le bombardement du camp militaire français de Bouaké en Côte d’Ivoire en 2004. Un
témoignage qui provoque une levée de boucliers
Le président français n’a pas craint de lancer un appel indirect au président Abdelaziz Bouteflika. « On ne peut pas dire que l’amitié entre les peuples et les pays peut résister au mensonge. Il faut faire la lumière, il n’y a rien à cacher », a-t-il lancé. La polémique est d’ores et déjà relancée à Alger. Le témoignage de François Buchwalter a fait mardi les gros titres de la presse algérienne et provoqué une levée de boucliers. El Watan, quotidien de référence en français, titrait à sa une : « Les délires d’un général français. » Le quotidien arabophone El Khabar affirmait : « La presse française sur le tempo du général. » Pour Le Soir d’Algérie, il s’agit de « bavardages », pour Le Quotidien d’Oran, c’est le « retour » de la lancinante question : « Qui tue qui ?» Il n’y eut en revanche aucun commentaire officiel. Lundi, les rouages de l’État, ainsi que le quartier de Ben Aknoun, sur les hauteurs d’Alger, étaient bloqués : on y enterrait, en présence de plusieurs milliers « d’amis de la famille », la mère du président Bouteflika, décédée la nuit précédente. Pour Mohamed Saadoune, ancien chargé de communication d’un ex-premier ministre, « le problème n’est pas tant dans le fait que l’armée algérienne ait commis ou pas une bavure en pourchassant les ravisseurs des moines. Il est dans la gestion par les autorités algériennes de la bavure si elle existe. Pourquoi avoir opté pour le maquillage, pourquoi ne pas avoir choisi de dire la vérité et d’affronter une tempête forcément passagère ? Si la suite confirme l’existence d’une bavure, cela met à terre tout ce qu’ont pu raconter les officiels algériens dans plein d’autres dossiers troubles de cette période.» Bouteflika
pourrait décider d’éclairer un peu cette page sombre
Les services de sécurité de l’armée, eux, organisent la riposte. « Admettre la thèse de la bavure rend un peu plus crédible celle de l’assassinat de Pierre Claverie, l’évêque d’Oran, par d’autres mains que celle du terrorisme deux mois plus tard, estime une source proche du ministère de la défense. Cela dit, les arguments existent pour battre en brèche ce qu’a déclaré le général Buchwalter. Tous les gens sérieux savent qu’un hélicoptère de la lutte antiterroriste ne descend jamais sur le site qu’il vient de traiter dans les maquis. Ce sont les opérations au sol qui prennent le relais. Ce n’est pas la seule invraisemblance dans son récit. » Le président Bouteflika pourrait décider d’éclairer un peu cette page sombre. Il n’a jamais voulu endosser les crimes de la décennie sanglante de l’Algérie, perpétrés par ses prédécesseurs. Mais appeler à la « vérité », comme l’a fait Nicolas Sarkozy, réveille aussi des demandes algériennes. « Le président Sarkozy a beau jeu de prétendre à la vérité entre les deux pays, estime le sociologue Ghilès Mahmoud. Il y a beaucoup de choses cachées, jamais dévoilées, sur l’implication de l’armée française en Algérie. Plus de cinquante ans ont passé et on ne sait toujours pas la vérité sur bon nombre de disparitions de révolutionnaires algériens, des disparitions orchestrées par la France. » Il y a un mois, le président de l’Assemblée nationale algérienne, Abdelaziz Ziari, affirmait qu’il serait « tout à l’honneur de la France et des Français de faire repentance sur les crimes dont a été responsable le colonialisme en Algérie ». Repentance, un mot sans cesse rejeté par Nicolas Sarkozy. Julia FICATIER et Amine KADI (à Alger) |
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